Evolutions et transferts des contaminants
Les recherches menées dans cette thématique visent à mieux comprendre l’origine, les transferts et l’évolution des contaminants dans les environnements continentaux, en s’intéressant en particulier à leur devenir le long du continuum sol–eaux–sédiments. Elles portent sur un large spectre de substances, incluant les éléments traces métalliques, les composés organiques persistants, les polluants émergents et, plus récemment, les microplastiques. L’un des enjeux majeurs est la quantification des flux actuels et passés de ces contaminants à différentes échelles spatiales et temporelles, depuis les sols et zones humides jusqu’aux cours d’eau et aux sédiments. Les travaux ont notamment mis en évidence le rôle clé des interfaces (zones hyporhéiques, zones humides, plans d’eau), caractérisées par de fortes variabilités physico-chimiques, dans le contrôle des transferts et des bilans de contaminants. Pour dépasser les limites liées aux changements d’échelle, les approches de terrain sont systématiquement couplées à des expérimentations en conditions contrôlées et à la modélisation géochimique, afin de spatialiser et de généraliser les flux observés.
Un second axe fort concerne l’étude de la réactivité des contaminants en lien avec les phases porteuses minérales et organiques au cours de la cascade sédimentaire. Les recherches s’attachent à identifier et caractériser, à différentes échelles d’observation, les fractions sédimentaires responsables de la rétention ou du relargage des contaminants, qu’il s’agisse d’argiles, de phases oxyhydroxydées ou de complexes organo-minéraux. Le développement de méthodes analytiques et expérimentales innovantes permet d’explorer les mécanismes de sorption et de désorption en fonction des conditions environnementales (pH, conditions redox, température), et de distinguer les contributions respectives des sources naturelles et anthropiques.
Enfin, une attention particulière est portée au rôle du microbiote dans la dynamique des contaminants et aux rétroactions entre contamination et activité microbienne. En combinant caractérisations physico-chimiques et approches de métagénomique, ces travaux visent à identifier les mécanismes biotiques et abiotiques qui gouvernent la mobilité des contaminants à l’interface solide–solution. L’ensemble de ces recherches contribue à affiner le diagnostic environnemental des hydrosystèmes et à développer des cadres conceptuels et des modèles écotoxicologiques mieux adaptés aux conditions naturelles.
Un second axe fort concerne l’étude de la réactivité des contaminants en lien avec les phases porteuses minérales et organiques au cours de la cascade sédimentaire. Les recherches s’attachent à identifier et caractériser, à différentes échelles d’observation, les fractions sédimentaires responsables de la rétention ou du relargage des contaminants, qu’il s’agisse d’argiles, de phases oxyhydroxydées ou de complexes organo-minéraux. Le développement de méthodes analytiques et expérimentales innovantes permet d’explorer les mécanismes de sorption et de désorption en fonction des conditions environnementales (pH, conditions redox, température), et de distinguer les contributions respectives des sources naturelles et anthropiques.
Enfin, une attention particulière est portée au rôle du microbiote dans la dynamique des contaminants et aux rétroactions entre contamination et activité microbienne. En combinant caractérisations physico-chimiques et approches de métagénomique, ces travaux visent à identifier les mécanismes biotiques et abiotiques qui gouvernent la mobilité des contaminants à l’interface solide–solution. L’ensemble de ces recherches contribue à affiner le diagnostic environnemental des hydrosystèmes et à développer des cadres conceptuels et des modèles écotoxicologiques mieux adaptés aux conditions naturelles.
Carrotage au château d'Azay le Rideau
Susane : dispositif de prélèvements d'eau sur un profil vertical (IFREMER Nantes)
Coordination scientifique : N. Gassama, C. Grosbois, C. Delbart
Collaborations : S. Pincebourde (IRBI), J. Knoery (IFREMER), D. Widory (Géotop, UQAM)
Equipe technique : I. Pene-Galland
Thèses : M. Shumskykh (2019), S. Saravanan (2019), E. Dhivert (2014), A. Pelfrêne (2008)
Projets : MetOrg, Fongeloire, Vectra, Mocca
Collaborations : S. Pincebourde (IRBI), J. Knoery (IFREMER), D. Widory (Géotop, UQAM)
Equipe technique : I. Pene-Galland
Thèses : M. Shumskykh (2019), S. Saravanan (2019), E. Dhivert (2014), A. Pelfrêne (2008)
Projets : MetOrg, Fongeloire, Vectra, Mocca